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Les ventes de maisons au Canada diminuent annuellement en mai malgré des signes d'amélioration de l'activité immobilière
L'Association immobilière canadienne parle d'un nouveau regain d'élan sur le marché avec la stabilisation des prix et la convergence des attentes des acheteurs et des vendeurs.
Publié: juin 16, 2026
Ottawa —
Les données du marché immobilier canadien ont montré une poursuite de la baisse annuelle des ventes de maisons en mai, mais les indicateurs du marché ont en même temps révélé une amélioration notable de l'activité par rapport aux mois précédents, ce que les experts ont décrit comme un début de reprise progressive de l'élan après une période de ralentissement.
Le total des ventes de maisons à l'échelle du Canada a atteint 47 014 unités en mai, en baisse de 5,1 % par rapport à la même période de l'année dernière. En revanche, les ventes ont augmenté de 5,5 % par rapport à avril après ajustement saisonnier, enregistrant la première forte hausse mensuelle depuis le début de 2026.
Des spécialistes estiment que l'amélioration récente reflète un rapprochement croissant entre les attentes des acheteurs et des vendeurs, ce qui a contribué à faciliter la conclusion des transactions et à réduire l'écart qui entravait l'activité au cours des derniers mois.
Le prix moyen de vente des maisons au niveau national s'est établi à 702 079 dollars canadiens, en hausse annuelle de 1,5 %, dépassant la barre des 700 000 dollars pour la première fois depuis environ deux ans.
Parallèlement, les indicateurs mesurant les prix des maisons typiques ont montré une baisse annuelle de 4,1 %, mais le rythme de cette baisse est devenu le plus lent depuis le début de l'année, ce qui reflète des signes de stabilisation des prix dans plusieurs marchés.
Au niveau régional, certains grands marchés, notamment en Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta, ont continué d'enregistrer des baisses annuelles des prix, tandis que d'autres provinces ont enregistré des gains qui ont contribué à soutenir la moyenne nationale.
Des observateurs attribuent la performance prudente du marché au printemps à la persistance de la prudence chez les consommateurs en raison des pressions liées au coût de la vie, à l'inflation et aux évolutions économiques mondiales, mais les derniers mois ont vu une amélioration progressive de la confiance des acheteurs par rapport à la période marquée par des craintes plus importantes concernant l'économie et les taux d'intérêt.
Les données indiquent également que la demande différée accumulée au cours de la période précédente commence à revenir progressivement sur le marché, tandis que certains vendeurs ont montré une plus grande flexibilité dans la tarification, ce qui a contribué à dynamiser l'activité immobilière.
Du côté de l'offre, les nouvelles inscriptions mises en vente ont légèrement diminué de 1 % par rapport au mois précédent, tandis que le nombre de propriétés disponibles à la vente est resté stable à environ 200 000 unités à l'échelle du pays, un niveau proche des moyennes historiques du marché.
Plusieurs économistes prévoient une amélioration progressive du volume des ventes au second semestre 2026, avec une possible hausse limitée des prix nationaux, notamment dans les marchés qui bénéficient encore d'un meilleur équilibre entre l'offre et la demande, tandis que les conditions d'achat favorables aux acheteurs devraient se poursuivre dans certaines grandes régions ayant connu des baisses de prix au cours des deux dernières années.