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Les coûts d'importation entraînent l'inflation des prix alimentaires au Canada

Les recherches de la Banque du Canada confirment que les facteurs externes, et non locaux, ont été le principal moteur de la hausse des prix des aliments en 2025.

Les coûts d'importation entraînent l'inflation des prix alimentaires au Canada

Publié: février 4, 2026

Des recherches récentes publiées par la Banque du Canada ont montré que la hausse accélérée des prix des aliments en 2025 était presque entièrement due aux coûts d'importation, et non à des facteurs locaux au sein de l'économie canadienne.
Selon l'étude publiée mardi, le taux d'augmentation annuel des prix des aliments – à l'exception des fruits et légumes – était de 3,1 % en 2025, dont 2,7 points de pourcentage provenaient des aliments importés, des intrants importés dans la production, et des coûts de transport internationaux.
La principale économiste de la banque, Olga Bielik, a écrit que les prix des aliments importés ont commencé à augmenter tôt dans l'année, « en partie en raison de la forte baisse de la valeur du dollar canadien à la fin de 2024 », ce qui a entraîné une augmentation du coût des importations.

Café et chocolat en tête des hausses

L'étude a mis en lumière en particulier les fortes augmentations des prix du café et des confiseries comme le chocolat et les bonbons, les prix du café ayant augmenté de 31 % et ceux des confiseries de 14 % à la fin de 2025.
Bielik a expliqué que ces hausses sont dues à une pénurie de l'offre mondiale, causée par des facteurs tels que des conditions météorologiques extrêmes, ainsi que par les droits de douane imposés sur certains produits.
Le président américain Donald Trump avait auparavant imposé des droits de douane importants sur les importations en provenance de pays comme le Brésil, incluant le café et la viande, avant de commencer plus tard à revenir sur certains de ces droits sous la pression intérieure visant à réduire le coût de la vie.

Interconnexion des chaînes d'approvisionnement avec les États-Unis

Le rapport a indiqué que les chaînes d'approvisionnement alimentaires entre le Canada et les États-Unis sont étroitement imbriquées, de nombreux importateurs canadiens dépendant de grossistes et d'entrepôts américains. Le Canada a également imposé, pendant un certain temps, des droits de douane de représailles sur certains produits alimentaires américains, comme le café et le jus d'orange, ce qui a accru les pressions sur les prix.
L'étude a exclu les prix des fruits et légumes de l'analyse en raison de leur forte volatilité liée aux variations météorologiques fréquentes.

Inflation alimentaire la plus élevée du G7

Selon les données de Statistique Canada, les prix des aliments ont augmenté de 6,2 % entre décembre 2024 et décembre 2025, soit le taux le plus élevé parmi les pays du G7. Une partie de cette hausse est attribuée à ce que l'on appelle l'effet de base lié à une exemption temporaire de la taxe sur les produits et services (TPS) durant l'hiver dernier.
Pourtant, le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, a utilisé ces chiffres pour intensifier ses critiques sur le bilan du gouvernement en matière de pouvoir d'achat, estimant que l'inflation alimentaire est « un problème fabriqué au Canada ».

En revanche, les recherches de la Banque du Canada indiquent que les facteurs mondiaux sont le principal moteur de ces hausses.

Mesures gouvernementales et impact variable sur les ménages

Le Premier ministre Mark Carney a récemment annoncé l'élargissement du crédit de taxe sur les produits et services pour devenir ce que l'on appelle « l'avantage épicerie et nécessités canadien », dans une tentative d'atténuer l'impact de la hausse des prix sur les ménages à revenu faible et moyen. Le Bureau du budget parlementaire a estimé le coût du programme à environ 12,4 milliards de dollars jusqu'en 2031.
Les données officielles montrent que les ménages à faible revenu dépensent environ 27 % de leur revenu disponible en aliments et boissons non alcoolisées, contre moins de 5 % pour les ménages à revenu élevé, ce qui les rend les plus touchés par l'inflation des prix alimentaires.
La Banque du Canada a confirmé que cette étude, publiée dans le cadre d'une nouvelle série de recherches intitulée Sparks at Bank, ne reflète pas la position officielle du conseil d'administration de la banque, mais est conforme aux avertissements antérieurs du gouverneur de la banque, Tiff Macklem, selon lesquels les pertes de récoltes mondiales et les perturbations des approvisionnements liées au climat et au commerce ont contribué à accroître les pressions inflationnistes, avec une possible diminution de certaines d'entre elles dans les mois à venir.

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