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Le Hezbollah refuse l'accord de cessez-le-feu et insiste sur un retrait israélien complet
L'escalade dans le sud du Liban menace les efforts de désescalade régionale et la réouverture du détroit d'Ormuz
Publié: juin 4, 2026
Beirut —
Le Hezbollah a rejeté jeudi le dernier accord de cessez-le-feu entre Israël et le gouvernement libanais, affirmant qu’aucune trêve ne peut être acceptable sans un retrait israélien complet des territoires libanais.
La position du parti est intervenue après des raids aériens israéliens qui ont fait au moins quatre morts, selon les autorités locales, ainsi que la mort d’un membre des forces de maintien de la paix des Nations Unies lors d’un échange de tirs.
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré que demander aux combattants du parti de se retirer du sud du Liban sous les bombardements signifiait, selon ses termes, « la reddition, la défaite et la réalisation des objectifs de l’ennemi ».
Il a ajouté que la priorité du parti est de stopper les attaques israéliennes, de mettre fin aux opérations militaires et de faire retirer Israël des zones qu’elle a pénétrées dans le sud.
Qassem a affirmé que le parti n’a donné aucune promesse d’arrêter la résistance tant que la présence israélienne persiste, ce qui reflète la complexité des chances de consolider le cessez-le-feu et de le transformer en une trêve stable.
L’escalade au Liban intervient à un moment régional très sensible, où le front libanais est lié à des efforts plus larges pour mettre fin à la guerre avec l’Iran et rouvrir le détroit d’Ormuz, l’un des passages énergétiques les plus importants au monde.
Téhéran insiste pour que tout accord de trêve durable inclue le Liban, alors qu’Israël poursuit ses opérations militaires dans le sud, tandis que le Hezbollah conditionne l’arrêt de ses attaques à la fin de la présence israélienne.
À Washington, le président américain Donald Trump a tenté de minimiser l’ampleur de l’impasse diplomatique, malgré les critiques qu’il subit au sein du Congrès, déclarant que le cessez-le-feu au Moyen-Orient signifie souvent « des tirs à un rythme moindre ».
Les développements indiquent que l’accord de cessez-le-feu reste fragile, et que le différend sur le retrait israélien et le rôle du Hezbollah dans le sud pourrait maintenir le Liban comme un terrain ouvert à l’escalade, même avec la poursuite des efforts internationaux pour empêcher l’élargissement de la guerre dans la région.