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Les prix des tomates bondissent au Canada et aux États-Unis en raison des pressions climatiques, de la guerre et des tarifs.
Des hausses allant jusqu'à 21 % au Canada et 40 % aux États-Unis poussent les restaurants et les consommateurs à réduire temporairement leur utilisation.
Publié: mai 30, 2026
Toronto —
Les tomates sont devenues un nouveau symbole de la crise de la hausse des prix alimentaires au Canada et aux États-Unis, après avoir enregistré des augmentations marquées qui en ont fait l'un des produits alimentaires les plus chers ces derniers mois.
Au Canada, les prix des tomates ont augmenté de 21 % en avril par rapport à l'année dernière, soit la plus forte augmentation annuelle parmi les produits alimentaires mesurés par l'indice des prix à la consommation. Aux États-Unis, les prix ont bondi d'environ 40 % en un an.
Les experts affirment que cette hausse ne résulte pas d'un seul facteur, mais de la combinaison de plusieurs pressions, notamment le mauvais temps dans les zones de production, la baisse des récoltes en Floride et au Mexique, la diminution de l'offre, ainsi que l'augmentation des coûts de transport, des engrais et du carburant en raison des tensions au Moyen-Orient.
Les droits américains sur les tomates mexicaines ont également contribué à perturber le marché, poussant certains producteurs à réduire la culture, ce qui a accru la pression sur les approvisionnements disponibles en Amérique du Nord.
Au Canada, les prix ont aussi été affectés par la faiblesse de la production de certaines serres durant l'hiver, en raison du manque de lumière et du froid, alors que les marchés canadiens dépendent en hiver et au printemps des importations des États-Unis et du Mexique.
Les effets de cette hausse se font sentir chez les consommateurs et les restaurants, plusieurs Canadiens exprimant leur choc face aux prix en magasin, tandis que certains restaurants ont décidé de retirer temporairement les tomates de leurs plats jusqu'à ce que les coûts diminuent.
À Saint John’s, un restaurateur a déclaré que le coût d'une caisse de tomates est passé de 30 dollars à 68 dollars, ce qui l'a poussé à cesser de les utiliser dans certains plats comme les sandwiches, les nachos et les quesadillas.
Les données sur les prix indiquent que certaines villes canadiennes enregistrent des niveaux élevés, notamment Saint John’s, Ottawa, Moncton, Halifax et Toronto, où les prix de certaines variétés dépassent sept ou huit dollars le kilogramme.
Malgré cette hausse, les experts prévoient que les prix commenceront à baisser durant l'été avec l'entrée en saison des récoltes locales au Canada, mais ils soulignent que l'ampleur de la baisse dépendra de la vigueur de la production locale et de la stabilité des coûts de transport et d'énergie.
La crise des tomates reflète la fragilité des chaînes d'approvisionnement alimentaires, où les facteurs climatiques, commerciaux, les guerres et les coûts énergétiques peuvent rapidement se transformer en un fardeau direct sur les factures quotidiennes d'épicerie.