Arab Canada News – Nouvelles pour la communauté arabe au Canada
Nouvelles
L'aggravation de la crise du logement à Montréal pousse des dizaines de familles à un hébergement d'urgence après la saison des déménagements
71 familles sont encore sans logement permanent après le 1er juillet... et la hausse des loyers augmente la pression sur les personnes à revenu limité
Publié: juillet 11, 2026
La crise de l'accessibilité au logement à Montréal continue d'affecter des milliers de résidents, après que 71 familles soient restées dans des logements d'urgence suite à la saison annuelle des déménagements du 1er juillet, un chiffre proche du double de celui enregistré à la même période l'année dernière.
Ces familles résident actuellement dans des hôtels ou des unités temporaires financées par la ville en collaboration avec des organisations communautaires, après avoir été incapables de trouver un logement permanent à la fin de leurs baux et au début de la nouvelle saison des déménagements.
Cette augmentation intervient à un moment où Montréal connaît une baisse notable de l'accessibilité au logement, avec une hausse continue des loyers et des prix des logements à un rythme supérieur à la capacité de nombreuses familles à suivre, malgré une amélioration relative des indicateurs d'accessibilité à l'achat dans certains autres marchés canadiens.
Des responsables du secteur du logement ont confirmé que les logements d'urgence constituent un filet de sécurité temporaire empêchant les familles touchées de sombrer dans la situation de sans-abrisme, mais qu'ils ne représentent pas une solution permanente à la crise, en raison de la rareté de l'offre de logements abordables.
La ville offre un hébergement d'urgence gratuit pour une durée pouvant aller jusqu'à deux mois, tandis que les équipes du logement continuent de travailler avec les familles pour trouver des logements permanents, en cherchant à mettre fin à leur séjour temporaire dans quelques mois lorsque cela est possible.
Au niveau de la province de Québec, plus de 1 700 familles reçoivent un soutien gouvernemental pour trouver un logement adéquat, dont des centaines de familles qui résident encore dans des logements temporaires, ce qui reflète l'ampleur de la crise du logement également en dehors de Montréal.
Les spécialistes estiment que la crise actuelle dépasse les pressions saisonnières liées au jour du déménagement et reflète un problème structurel caractérisé par la hausse des loyers, la baisse du pouvoir d'achat, le manque de logements sociaux, ainsi que la limitation des options disponibles pour les familles à faible revenu.
Les experts indiquent également qu'une grande partie des unités vacantes est proposée à des prix supérieurs à la capacité des familles les plus nécessiteuses, ce qui réduit l'impact de l'augmentation de l'offre sur la résolution effective de la crise.
Les autorités responsables du logement rencontrent des difficultés croissantes pour trouver des solutions permanentes aux familles touchées, car le coût de la location à Montréal est beaucoup plus élevé que ce que beaucoup de bénéficiaires peuvent supporter, ce qui prolonge leur séjour dans les programmes d'hébergement temporaire.
Les spécialistes affirment que résoudre la crise nécessite une augmentation significative de la construction de logements abordables et sociaux, ainsi que des politiques limitant les pressions sur les locataires et garantissant la disponibilité de logements à des prix adaptés aux revenus des familles, avertissant que la poursuite de la tendance actuelle pourrait entraîner une augmentation du nombre de familles menacées de perdre leur logement dans les années à venir.