Arab Canada News – Nouvelles pour la communauté arabe au Canada
Nouvelles
Toronto passe de l'une des villes à la croissance la plus rapide en Amérique du Nord à la 412e place avec la poursuite de l'exode de la population
Le recul de la migration internationale et l'augmentation du déplacement des populations vers des zones moins coûteuses redessinent la carte de la croissance démographique dans la plus grande
Publié: juillet 11, 2026
La région du Grand Toronto a connu un net ralentissement du rythme de la croissance démographique en 2025, passant de la première place des villes à la croissance la plus rapide au Canada et aux États-Unis en 2024 à la 412e position sur 435 zones urbaines en Amérique du Nord.
Ce recul reflète un changement notable dans les tendances de croissance démographique, avec une baisse du rythme de l'immigration internationale au Canada, et la poursuite du déplacement d'un grand nombre de résidents vers d'autres villes et régions du pays à la recherche de coûts de vie et de logement moins élevés.
Bien que Toronto conserve une position avancée parmi les villes accueillant le plus de nouveaux immigrants, ces gains n'ont pas suffi à compenser les pertes dues au départ des habitants vers d'autres régions de l'Ontario et de différentes provinces canadiennes.
L'analyse a montré que le solde migratoire interne est resté négatif, plusieurs habitants de la région ayant quitté pour des villes offrant des prix de logement plus bas et des coûts de vie plus abordables, ce qui a réduit l'augmentation démographique générée par l'immigration internationale.
En revanche, Calgary et Edmonton se sont distinguées comme les villes canadiennes à la croissance la plus rapide en termes d'augmentation absolue de la population, occupant deux places parmi les dix zones urbaines à la croissance la plus rapide en Amérique du Nord.
Le classement de Montréal et de Vancouver a également reculé par rapport à l'année précédente, mais la baisse observée à Toronto a été la plus marquée parmi les grandes villes canadiennes.
Les chercheurs estiment que le ralentissement de la croissance n'est pas seulement lié à la réduction par le gouvernement fédéral des objectifs d'immigration, mais reflète aussi un changement dans les modes de déplacement des populations à l'intérieur du Canada, où la capacité à assumer les coûts du logement est devenue un facteur clé dans les décisions de déménagement.
Les prix élevés des maisons et des loyers dans la région du Grand Toronto continuent de pousser de nombreuses familles et jeunes à chercher de meilleures opportunités dans d'autres villes, notamment dans les provinces d'Alberta et de l'Ontario en dehors de la région du Grand Toronto, où les coûts du logement restent relativement plus bas.
Le rapport souligne que la poursuite de cette tendance pourrait affecter le marché du travail, la demande de logements, et la planification des infrastructures, et pourrait également redistribuer la croissance économique et démographique entre les villes canadiennes dans les années à venir.
L'analyse indique que pour que Toronto retrouve ses taux de croissance antérieurs, il faudra plus qu'une simple augmentation du nombre d'immigrants ; améliorer la capacité à assumer les coûts du logement, élargir l'offre de logements, et limiter le déplacement des populations vers d'autres régions seront des facteurs essentiels pour maintenir l'attractivité de la plus grande ville du Canada.