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Les conservateurs accusent le gouvernement Carney de négliger de défendre le Canada lors des audiences sur les droits de douane américains
Critiques pour ne pas avoir envoyé de représentant officiel aux sessions de Washington concernant les droits de l'article 301 et avertissements sur les répercussions de cela sur le commerce e
Publié: juillet 10, 2026
Le Parti conservateur canadien a intensifié ses critiques à l'égard du gouvernement du Premier ministre Mark Carney, l'accusant de ne pas défendre suffisamment les intérêts commerciaux canadiens lors de séances américaines portant sur l'imposition de nouveaux droits de douane sur les importations canadiennes.
Le ministre fantôme conservateur des Relations canado-américaines, Chauvaloy Majumdar, a déclaré que les Canadiens s'attendaient à ce que le gouvernement utilise tous les canaux politiques et diplomatiques pour défendre les travailleurs et les entreprises canadiennes, surtout face aux menaces américaines persistantes d'imposer des droits supplémentaires sur plusieurs produits.
Majumdar a souligné que le gouvernement canadien n'avait envoyé aucun représentant officiel pour participer aux auditions américaines concernant les droits de l'article 301, tandis que le Mexique a participé avec une délégation officielle du ministère de l'Économie pour défendre ses intérêts commerciaux.
Il a ajouté qu'Ottawa s'était contentée de présenter une brève note écrite avant la séance, estimant que cette approche ne reflète pas le niveau de sérieux requis pour traiter un dossier qui pourrait avoir des répercussions directes sur l'économie canadienne.
Les conservateurs ont estimé que l'absence de représentation canadienne lors de ces séances constitue une extension de ce qu'ils ont qualifié d'approche gouvernementale marquée par l'hésitation face aux questions commerciales sensibles avec les États-Unis, alors que des millions d'emplois canadiens dépendent de la continuité du commerce entre les deux pays.
Le communiqué a également critiqué la performance du gouvernement dans le dossier de la lutte contre les produits fabriqués par le travail forcé, accusant les libéraux de ne pas avoir pleinement respecté les engagements du Canada, que ce soit au niveau législatif ou dans le cadre de l'Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.
Les conservateurs ont averti que tout manquement à ces engagements pourrait exposer le Canada à des mesures commerciales supplémentaires, y compris la perte de certains avantages tarifaires ou l'imposition de restrictions sur ses exportations vers le marché américain.
Le parti a indiqué que des secteurs vitaux, tels que l'industrie automobile, l'acier, l'aluminium et le bois, restent les plus exposés à toute nouvelle escalade commerciale, ce qui nécessite, selon le communiqué, une action rapide et une présence directe pour défendre les intérêts canadiens.
Majumdar a ajouté qu'environ 2,6 millions de Canadiens dépendent directement ou indirectement du commerce avec les États-Unis, estimant que la poursuite de l'incertitude exerce une pression croissante sur les entreprises, les travailleurs et les familles canadiennes.
Les conservateurs ont renouvelé leur appel à adopter une politique économique plus ferme dans les relations avec Washington, fondée sur le renforcement de la compétitivité de l'économie canadienne, le développement des secteurs de l'énergie et de l'industrie, l'attraction des investissements et une réponse plus efficace aux droits de douane américains.
Le communiqué a affirmé que le parti continuera à promouvoir des politiques visant à protéger les emplois canadiens, renforcer la souveraineté économique et sécuriser les chaînes d'approvisionnement, garantissant ainsi le maintien de la compétitivité du Canada sur le marché américain et les marchés mondiaux.
Ces critiques interviennent alors que les relations commerciales entre Ottawa et Washington continuent de faire face à des défis liés aux droits de douane, à la révision de l'Accord de libre-échange et aux questions des chaînes d'approvisionnement, faisant de la gestion de ce dossier l'une des principales questions économiques et politiques à venir.