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Les conservateurs attaquent les primes de l'Agence canadienne d'habitation au milieu de l'aggravation de la crise de l'accession à la propriété
Scott Aitchison dit que des millions de dollars ont été dépensés en primes alors que les Canadiens ne voient pas de résultats concrets en matière de prix et de construction.
Publié: juillet 9, 2026
Le Parti conservateur canadien a critiqué le versement de grosses primes au sein de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, estimant que ces primes ne reflètent pas la réalité des performances dans le dossier du logement, alors que les Canadiens font face à l'une des périodes les plus difficiles pour accéder à la propriété.
Le ministre fantôme conservateur du Logement, Scott Aitchison, a déclaré que la Société canadienne d'hypothèques et de logement a accordé environ 32 millions de dollars en primes au cours de l'année dernière, tandis que la moyenne des primes exécutives s'élevait à environ 44 000 dollars par personne.
Aitchison a estimé que le versement de ces primes soulève de sérieuses questions quant au lien entre les compensations et la performance, d'autant plus que la crise du logement continue de peser sur les familles canadiennes, et que l'accession à la propriété est devenue hors de portée pour de nombreux jeunes et familles actives.
Il a déclaré que les primes dans le secteur privé sont généralement accordées en fonction des résultats, se demandant quels résultats ont été obtenus dans le secteur du logement canadien, alors que les prix continuent d'augmenter par rapport aux revenus et que la capacité à assumer les coûts de propriété diminue.
Les conservateurs se sont appuyés sur des indicateurs internationaux et locaux pour affirmer que le Canada est devenu l'un des pires pays du G7 en matière d'accessibilité au logement, soulignant que les prix des maisons ont augmenté beaucoup plus rapidement que les revenus des ménages depuis 2015.
Le communiqué ajoute que les coûts de possession d'une maison consomment désormais plus de la moitié du revenu familial avant impôts, alors que ce pourcentage était inférieur à 40 % avant l'arrivée des libéraux au pouvoir, ce qui reflète, selon les conservateurs, une détérioration profonde de l'équation logement-revenu.
Aitchison a également critiqué les promesses du Premier ministre Mark Carney d'augmenter la construction de logements, notant que les prévisions de la Société canadienne d'hypothèques et de logement elle-même indiquent que le nombre de nouveaux logements pourrait diminuer dans les années à venir, au lieu d'augmenter comme il le faudrait pour remédier au déficit d'offre.
Les conservateurs ont déclaré que les plans du gouvernement reposent toujours sur la bureaucratie et les dépenses publiques, au lieu de lever les obstacles qui empêchent une construction rapide et augmentent le coût des projets résidentiels.
Le communiqué critique également la décision du gouvernement fédéral d'acheter plus de deux mille unités résidentielles invendues en Colombie-Britannique, estimant que cette mesure constitue un sauvetage pour les promoteurs et les financiers aux dépens des contribuables, sans ajouter de nouveaux logements sur le marché.
Les conservateurs estiment que la solution ne réside pas dans une augmentation de l'intervention gouvernementale, mais dans la réduction des taxes, des frais et des contraintes réglementaires qui augmentent le coût de la construction, retardent les projets et empêchent le marché de fournir des logements à des prix abordables pour les Canadiens.
Dans ce contexte, le parti a renouvelé son appel à l'annulation de la taxe sur les produits et services pour toutes les maisons neuves dont la valeur est inférieure à 1,3 million de dollars, considérant cela comme une mesure directe pour réduire le coût d'achat d'une maison pour les familles.
Les conservateurs ont également appelé à l'adoption de mesures législatives augmentant la transparence des coûts de construction, notamment en obligeant le gouvernement à clarifier l'impact financier de toute modification proposée aux lois et normes nationales de construction.
Aitchison a déclaré que les Canadiens n'ont pas besoin de nouvelles primes au sein de la bureaucratie, mais de résultats concrets qui leur redonnent la capacité d'accéder à la propriété et ramènent le rêve du logement à la portée des familles actives.
Ces critiques remettent le dossier du logement au cœur de la confrontation politique entre conservateurs et libéraux, chaque camp tentant de se présenter comme le plus apte à résoudre une crise qui est l'une des principales questions économiques et sociales du pays.
Alors que le gouvernement affirme travailler à augmenter l'offre et à financer de nouveaux projets, les conservateurs insistent sur le fait que le problème fondamental réside dans le coût élevé de la construction, la complexité des procédures et l'accumulation des taxes et frais qui ralentissent la construction et en augmentent le coût.
Cette confrontation révèle que la crise du logement au Canada n'est plus seulement un dossier économique, mais est devenue un critère politique essentiel pour juger la performance du gouvernement, surtout avec un sentiment croissant chez les Canadiens que l'accession à la propriété exige des sacrifices bien plus importants que ceux des générations précédentes.