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La Banque du Canada maintient le taux d'intérêt à 2,25 % pour la sixième fois dans un contexte de reprise économique et de risques mondiaux
La banque prévoit une baisse de l'inflation à environ 2 % début 2027, mais elle met en garde contre la volatilité des prix du pétrole et les répercussions de la guerre au Moyen-Orient ainsi q
Publié: juillet 15, 2026
La Banque du Canada a maintenu le taux d'intérêt de base à 2,25 % pour la sixième fois consécutive, dans une décision reflétant la tentative de la banque centrale de soutenir la reprise économique sans céder aux pressions inflationnistes causées par la hausse des prix de l'énergie et les tensions géopolitiques.
La décision comprenait la fixation du taux bancaire à 2,5 % et du taux de dépôt à 2,20 %, le conseil d'administration confirmant que le niveau actuel des taux reste approprié pour soutenir l'économie et ramener progressivement l'inflation à l'objectif fixé de 2 %.
La banque a indiqué que l'économie canadienne, qui a souffert de faiblesse et de volatilité ces derniers temps, commence à montrer des signes plus clairs d'amélioration, bien que les prévisions restent entourées d'un degré élevé d'incertitude en raison de la guerre au Moyen-Orient et des politiques commerciales américaines.
Elle a souligné que la hausse des prix du pétrole due au conflit a affaibli les perspectives de l'économie mondiale et augmenté l'inflation, tandis que les importants investissements dans l'intelligence artificielle continuent de soutenir l'activité économique aux États-Unis et dans un nombre croissant de pays.
La Banque du Canada prévoit un ralentissement de la croissance économique mondiale à 2,75 % en 2026, avant une hausse à environ 3,25 % en 2027 et 2028.
L'économie américaine continue de croître à un rythme proche de 2,5 %, soutenue par la vigueur des dépenses de consommation et le boom des investissements dans l'intelligence artificielle, tandis que l'économie chinoise maintient une expansion solide grâce à la force des exportations.
La zone euro a été affectée par la hausse des coûts de l'énergie, mais la banque prévoit une amélioration de son activité économique au second semestre de l'année si les prix de l'énergie diminuent comme prévu.
Au niveau national, la banque a indiqué que la croissance canadienne a été entravée l'année dernière par l'adaptation des entreprises et des marchés aux nouveaux droits de douane, le ralentissement de la croissance démographique et la persistance de l'incertitude commerciale.
Bien que le marché du travail reste relativement faible, avec un taux de chômage de 6,5 % en juin, les indicateurs confirment la reprise de la croissance économique au deuxième trimestre à un taux annuel estimé à 2,5 %.
La banque a expliqué qu'une partie de cette reprise reflète la disparition de facteurs temporaires qui pesaient sur l'activité, mais elle a noté que les sources de croissance sont devenues plus diversifiées.
Les dépenses de consommation sont restées solides, tandis que le marché du logement commence à montrer des signes de stabilisation après une période de faiblesse, et les exportations ont repris leur croissance, avec une amélioration attendue qui devrait se poursuivre, bien qu'à un rythme inférieur aux niveaux d'avant les tensions commerciales.
La banque prévoit également une augmentation progressive des investissements des entreprises, soutenue à court terme par le secteur du pétrole et du gaz, ainsi que par la contribution des dépenses publiques à la stimulation de l'activité économique.
Après une croissance prévue ne dépassant pas 0,7 % en 2026 dans son ensemble, la banque anticipe une expansion de l'économie canadienne de 1,8 % en 2027 et 2028, ce qui permettra d'absorber progressivement la capacité excédentaire.
L'inflation augmente à cause de l'essence
Le taux d'inflation annuel a atteint 3,2 % en mai, principalement poussé par la hausse des prix de l'essence liée à la guerre au Moyen-Orient.
Cependant, l'inflation hors essence s'est élevée à 2,2 %, tandis que les mesures de l'inflation de base sont restées proches de l'objectif de 2 % de la Banque du Canada, ce qui indique que les pressions sur les prix ne se sont pas encore largement diffusées dans l'économie.
La banque prévoit que l'inflation globale restera élevée dans la lecture de juin, avant de diminuer progressivement dans les mois à venir et de revenir autour de 2 % au début de 2027.
Cependant, cette trajectoire reste liée à l'évolution des prix du pétrole et de l'essence, ainsi qu'à la question de savoir si les coûts de l'énergie et du transport se répercuteront sur un éventail plus large de biens et services.
La banque a indiqué que les prévisions d'inflation à court terme sont rapidement affectées par les fluctuations des prix de l'essence, tandis que les prévisions à long terme restent stables et proches de son objectif.
Le dollar canadien recule
La hausse des rendements des obligations américaines, par rapport à leur stabilité relative au Canada, a contribué à creuser l'écart entre les deux pays et à peser sur la valeur du dollar canadien.
La faiblesse de la monnaie pourrait augmenter le coût des biens importés, mais elle offre en même temps un certain soutien aux exportateurs canadiens sur les marchés étrangers.
Le conseil d'administration de la Banque du Canada a confirmé que le taux d'intérêt actuel offre un soutien approprié à l'économie, tout en maintenant l'inflation sous surveillance face à la persistance des chocs externes.
La décision signifie la stabilité des coûts d'emprunt directement liés au taux d'intérêt de base, y compris les hypothèques à taux variable et les marges de crédit, sans garantir une baisse des taux hypothécaires fixes, qui sont également influencés par les rendements obligataires.
La banque a insisté sur sa disposition à ajuster sa politique monétaire si nécessaire, que ce soit pour faire face à un affaiblissement économique soudain ou pour empêcher que la hausse des prix de l'énergie ne se transforme en une inflation plus large et plus persistante.
La prochaine décision sur le taux d'intérêt est prévue pour le 2 septembre 2026, tandis que la banque publiera son prochain rapport sur la politique monétaire le 28 octobre.