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Makhlouf : L'assouplissement des règles de capital seul ne poussera pas les banques à augmenter les prêts

Le gouverneur de la Banque du Canada affirme que la stimulation de l'investissement nécessite des projets et des entreprises prêtes à prendre des risques, et pas seulement une plus grande cap

Makhlouf : L'assouplissement des règles de capital seul ne poussera pas les banques à augmenter les prêts

Publié: juin 23, 2026

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a déclaré que l'assouplissement des exigences en matière de capital pour les grandes banques au Canada pourrait offrir une flexibilité supplémentaire au secteur bancaire, mais que cela ne suffirait pas à lui seul à stimuler le prêt ou à dynamiser l'activité économique.

Macklem a expliqué que la réduction des exigences « ne fera pas de mal », mais il a souligné que rendre les banques plus capables de prêter ne résout pas à lui seul la faiblesse de l'investissement commercial dans le pays.

Il a ajouté que l'augmentation de l'activité économique nécessite d'abord des entreprises ayant des projets clairs, prêtes à prendre des risques et à investir, puis vient ensuite le rôle du financement.

Les déclarations de Macklem sont intervenues après la décision du Bureau du surintendant des institutions financières de réduire la marge de stabilité locale des grandes banques de 50 points de base à 3 %, une réserve de capital que les banques doivent conserver pour faire face aux pressions financières.

En vertu de ce changement, les plus grandes banques canadiennes doivent désormais conserver un ratio d'au moins 11 % de capital de catégorie 1 par rapport aux actifs pondérés en fonction des risques, un pourcentage qui reste inférieur aux niveaux que les banques maintiennent effectivement.

Les analystes estiment que la décision donne aux banques une marge supplémentaire pour prêter, mais ne signifie pas nécessairement une augmentation immédiate des prêts, en particulier dans un contexte de faible demande commerciale et de réticence des entreprises à lancer de nouveaux projets en raison de l'incertitude économique.

Ils ont également souligné que le problème actuel ne réside pas seulement dans la capacité des banques à financer, mais dans l'absence d'une forte demande d'emprunt, que ce soit de la part des entreprises ou du marché du logement qui connaît un ralentissement.

Le changement réglementaire vise à soutenir le financement de secteurs que le gouvernement considère comme importants pour la croissance économique, tels que les infrastructures, la défense et l'intelligence artificielle.

Cependant, Macklem a affirmé que stimuler l'investissement nécessite plus qu'une modification des règles bancaires, il faut des projets réalisables et une confiance suffisante des entreprises pour aller de l'avant avec des décisions d'investissement différées.

La position de la Banque du Canada reflète une prudence quant à la surestimation de l'impact de la décision, car une augmentation de la capacité des banques à prêter ne se traduit pas automatiquement par une croissance économique à moins qu'il n'y ait en retour un véritable appétit du secteur privé pour emprunter et investir.

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