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Carney : le Canada ne participera jamais à la guerre contre l'Iran
Le Premier ministre affirme à la Chambre des communes que son pays n'est pas partie à l'attaque américano-israélienne et insiste sur la coopération avec les alliés pour réduire l'escalade.
Publié: mars 10, 2026
Le Premier ministre canadien Mark Carney a confirmé que le Canada ne participera pas à la guerre contre l’Iran, insistant sur le fait que son pays ne fait pas partie des opérations militaires dirigées par les États-Unis et Israël, et ne les rejoindra à aucun moment.
Les déclarations de Carney sont intervenues lors d’une séance à la House of Commons of Canada, après qu’il ait décidé de modifier son ordre du jour et d’assister à la période de questions, face aux critiques croissantes des députés de l’opposition concernant son absence aux débats parlementaires relatifs à la guerre au Moyen-Orient.
Le Premier ministre a déclaré que la position du Canada est claire et repose sur le soutien aux efforts internationaux visant à empêcher l’Iran de développer un programme nucléaire militaire ou de soutenir ce qu’Ottawa qualifie d’activités terroristes dans la région. Mais il a en même temps souligné que le Canada n’est pas partie à l’attaque militaire menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, et n’y participera jamais.
Lors de la séance, le chef du Bloc Québécois Yves‑François Blanchet a soulevé la question de la guerre, critiquant le Premier ministre et lui demandant de clarifier la vision du gouvernement canadien face aux développements rapides au Moyen-Orient. Blanchet s’est moqué des nombreuses visites à l’étranger de Carney, disant qu’il « parcourt le monde à la manière de Marco Polo ».
Blanchet a demandé au Premier ministre d’informer le Parlement de la position du Canada sur la crise et s’il existe une vision commune avec les dirigeants européens pour gérer l’escalade militaire.
Carney a répondu qu’il avait eu des contacts avec plusieurs dirigeants des pays du G7, dont le président américain Donald Trump, affirmant que les discussions se concentraient sur la coordination des positions entre alliés et sur la recherche d’une voie diplomatique contribuant à réduire l’escalade dans la région.
Il a ajouté que les discussions avec les dirigeants des pays occidentaux visaient à garantir la stabilité régionale et à empêcher l’élargissement du conflit, soulignant l’importance de préserver la sécurité de la navigation internationale dans les passages maritimes vitaux.
Plus tard dans la journée, le bureau du Premier ministre a annoncé que Carney avait eu un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, au cours duquel les deux dirigeants ont échangé leurs points de vue sur l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, les deux parties ont condamné les attaques iraniennes visant des civils, et ont également souligné la nécessité de préserver la sécurité de la navigation dans le Strait of Hormuz, qui est l’un des passages maritimes les plus importants pour le transport du pétrole et du gaz dans le monde.
Les deux dirigeants ont également convenu de renforcer la coordination entre les partenaires du G7 et de rester en contact étroit pour suivre l’évolution de la crise et travailler à empêcher l’élargissement du conflit.
Carney avait fait face à des critiques de la part des députés de l’opposition pour son absence à un débat parlementaire sur la guerre auquel le gouvernement lui-même avait appelé plus tôt. Ce débat avait vu la participation de la ministre des Affaires étrangères Anita Anand et du ministre de la Défense David McGuinty, tandis que le Premier ministre était absent en raison d’autres engagements inscrits à son ordre du jour.