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Le Canada entre en récession technique après l'arrêt de la croissance économique au premier trimestre
Contraction pendant deux trimestres consécutifs met l'économie sous la pression des tarifs américains, la baisse des investissements et la faiblesse de l'activité commerciale
Publié: mai 29, 2026
Ottawa —
L'économie canadienne est entrée dans une phase de récession technique après avoir enregistré une contraction pour le deuxième trimestre consécutif, un nouvel indicateur du ralentissement de l'activité économique dans un contexte de pressions commerciales et financières croissantes.
Les données de Statistique Canada ont montré que l'économie n'a pas réussi à réaliser une croissance réelle au premier trimestre, après un recul précédent au dernier trimestre de l'année dernière, ce qui place le Canada dans la définition technique de la récession basée sur deux trimestres consécutifs de contraction.
La performance a été plus faible que les prévisions des analystes, qui anticipaient une croissance limitée au début de l'année, mais elle a été affectée par la baisse de l'investissement commercial, la faiblesse des dépenses des entreprises et la persistance de l'incertitude liée aux tarifs américains et au commerce extérieur.
Les secteurs liés à l'exportation et à la fabrication ont été touchés par le ralentissement de la demande et les perturbations des relations commerciales avec les États-Unis, le principal partenaire commercial du Canada, tandis que la hausse des coûts d'emprunt et les pressions inflationnistes ont accru la prudence des entreprises en matière d'expansion et d'embauche.
Bien que certaines dépenses de consommation persistent, la vigueur des ménages n'a pas suffi à compenser la faiblesse de l'investissement et le recul de l'activité dans des secteurs clés.
La récession technique survient à un moment où la Banque du Canada fait face à un dilemme difficile entre soutenir l'économie en ralentissement et maintenir la stabilité des prix, notamment avec la persistance des pressions sur l'énergie et l'alimentation ainsi que la volatilité des anticipations d'inflation.
La récession technique ne signifie pas nécessairement que l'économie entre dans une crise globale, mais elle constitue un signal clair de perte de dynamisme économique, surtout si elle s'accompagne d'une hausse du chômage, d'une baisse de la productivité et d'un recul de la confiance des entreprises et des consommateurs.
Les estimations préliminaires indiquent une amélioration limitée en avril, portée par une certaine activité dans les secteurs des ressources et de la fabrication, mais le chemin de la reprise reste fragile et dépend des évolutions du commerce avec les États-Unis, des prix de l'énergie et de la capacité des entreprises à reprendre leurs investissements.
Cette évolution place le gouvernement de Mark Carney devant un test économique délicat, alors que les pressions augmentent pour mettre en place des politiques capables de soutenir la croissance, stimuler l'investissement et protéger les emplois, sans déclencher une nouvelle vague d'inflation.