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La Banque du Canada met en garde contre une interprétation excessive de l'entrée de l'économie en récession technique
La vice-gouverneure déclare que la contraction du produit pour deux trimestres consécutifs ne suffit pas à elle seule pour juger de l'économie.
Publié: juin 1, 2026
Ottawa —
La vice-gouverneure de la Banque du Canada, Caroline Rogers, a mis en garde contre la précipitation à considérer l'économie canadienne comme étant en récession complète, après des données montrant une contraction du produit intérieur brut pour le deuxième trimestre consécutif.
Rogers a déclaré devant une commission parlementaire que l'enregistrement de deux trimestres consécutifs de contraction annuelle correspond à une définition technique de la récession, mais elle a souligné que la qualifier de « récession technique » signifie qu'il faut examiner d'autres indicateurs avant de tirer une conclusion définitive.
Elle a expliqué que l'évaluation de la santé de l'économie ne doit pas se baser sur un seul indicateur, mais doit inclure les données sur l'emploi, la production et les indicateurs prospectifs de l'activité économique.
Les données de Statistique Canada avaient montré une contraction du produit intérieur réel de 0,1 % sur une base annuelle au premier trimestre, après une baisse plus importante au dernier trimestre de l'année dernière.
Cependant, Rogers a indiqué que des estimations préliminaires du produit intérieur par industrie ont montré une croissance potentielle de 0,4 % en avril, ce qui pourrait indiquer que la faiblesse économique n'est pas nécessairement large ou persistante.
Les données de croissance ont suscité un large débat politique, après que les conservateurs les ont utilisées pour attaquer le gouvernement du Premier ministre Mark Carney et l'accuser d'échec dans la gestion de l'économie.
Malgré la faiblesse des chiffres, plusieurs économistes ont évité de qualifier la situation de récession complète, estimant que la récession nécessite généralement une période plus longue de déclin incluant l'emploi, la production industrielle et la demande, et pas seulement une contraction limitée du produit.
La Banque du Canada se prépare à annoncer sa prochaine décision sur le taux d'intérêt le 10 juin, dans l'attente des données du marché du travail pour le mois de mai et d'une lecture plus large de la trajectoire de l'économie.
Rogers a confirmé que la banque prendra en compte toutes les données récentes, y compris les chiffres du produit intérieur et du marché du travail, avant de déterminer la trajectoire de la politique monétaire.