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Avertissements de pressions de centaines de milliards sur les banques du Golfe avec l'escalade de la guerre

« Standard & Poor's » prévoit une possible sortie de dépôts massifs malgré la solidité de la liquidité dans le secteur bancaire

Avertissements de pressions de centaines de milliards sur les banques du Golfe avec l'escalade de la guerre

Publié: mars 17, 2026

 

L'agence S&P Global Ratings a averti que les banques des pays du Conseil de coopération du Golfe pourraient faire face à d'importantes pressions financières si la guerre au Moyen-Orient se poursuit et s'intensifie, avec un risque de sortie de dépôts d'une valeur d'environ 307 milliards de dollars.
Les estimations indiquent que ces risques restent probables et ne se sont pas encore concrétisés, car il n'y a pas eu de sorties massives de fonds, que ce soit de la part des investisseurs locaux ou étrangers, mais la prolongation des tensions pourrait pousser les banques et les clients à prendre des mesures préventives, y compris le transfert d'argent vers des refuges plus sûrs.

Liquidité solide mais mise à l'épreuve

En revanche, l'agence a précisé que les banques du Golfe disposent de niveaux élevés de liquidité, estimés à environ 312 milliards de dollars en espèces, ainsi que de réserves pouvant atteindre environ 630 milliards de dollars en cas de liquidation de certains investissements, ce qui renforce leur capacité à absorber les chocs potentiels.
Elle a affirmé que les risques actuels restent « gérables », notamment grâce au fort soutien gouvernemental au secteur bancaire dans plusieurs pays du Golfe, ainsi qu'au renforcement de la surveillance par les autorités réglementaires depuis le début de la guerre.

Variation du niveau de risque

Les estimations ont montré que le degré d'exposition aux risques varie selon les pays, les banques dépendant davantage du financement extérieur étant plus susceptibles de subir des pressions, surtout dans un contexte de niveaux élevés de dette extérieure.
En revanche, certains marchés, comme United Arab Emirates, ont bénéficié d'une augmentation de la demande de crédit en raison de la poursuite des dépenses publiques, notamment dans les secteurs du tourisme et des infrastructures, ce qui a contribué à soutenir la stabilité du secteur bancaire.

Scénarios de pertes potentielles

En cas d'aggravation de la situation, les banques du Golfe pourraient subir des pertes cumulées d'environ 37 milliards de dollars, si les prêts non performants augmentent de manière significative au-delà des niveaux habituels.

Capacité de résilience

Malgré ces avertissements, l'agence a souligné que les banques du Golfe abordent cette phase depuis une position relativement forte, profitant des réformes et des mesures adoptées lors de crises précédentes, comme la pandémie de coronavirus, qui ont renforcé leur capacité à faire face aux chocs économiques.
Dans un contexte de poursuite de la guerre et d'entrée dans une phase plus complexe, les systèmes bancaires de la région restent sous surveillance étroite, avec une attente des évolutions susceptibles d'affecter la stabilité financière régionale et mondiale.

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