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Une tragédie secoue Ottawa.. Un dentiste soupçonné d'avoir tué ses deux enfants avant de mettre fin à ses jours, suscitant des questions sur le déroulement de l'affaire
Les enquêtes révèlent des menaces antérieures et un jugement récent.. La police confirme la poursuite des examens criminels et appelle au respect de la vie privée de la famille
Publié: juillet 3, 2026
La capitale canadienne Ottawa a été témoin de l'une des affaires les plus tragiques qui ont secoué l'opinion publique ces derniers jours, après que la police d'Ottawa a annoncé que le dentiste Mohamed Elami (40 ans) est soupçonné d'avoir tué ses deux enfants, âgés de sept et douze ans, à l'intérieur d'une maison dans le sud de la ville, avant de mettre fin à ses jours dans un incident distinct dont les circonstances sont encore en cours d'enquête.
Selon ce qu'a annoncé la police, les enquêtes préliminaires indiquent également qu'Elami a provoqué un incendie dans son cabinet dentaire dans un village voisin, avant d'être retrouvé décédé à l'intérieur d'un véhicule incendié lundi.
Au fur et à mesure de l'avancement des enquêtes, de nouvelles données sur le contexte de l'affaire ont commencé à émerger, la police ayant indiqué qu'Elami avait auparavant adressé des menaces à son ex-épouse, comprenant des expressions annonçant des dommages à son encontre. Parmi les messages révélés lors des procédures judiciaires, figurait la phrase : « Je ferai de toi une histoire dont le monde parlera. »
Les dossiers judiciaires ont également montré qu'Elami était soumis à une libération conditionnelle dans le cadre d'une affaire datant de 2024, liée à l'envoi de messages considérés comme menaçants à son ex-épouse, mère des deux enfants, et à son partenaire actuel.
La Société Radio-Canada a obtenu des enregistrements de la Cour de justice de l'Ontario, datant des audiences tenues en février dernier, ainsi que le jugement rendu en avril, où le juge a lu des extraits des courriels incriminés.
Lors de ces audiences, le représentant du ministère public a affirmé que l'accusé n'avait montré aucun signe de remords ou d'acceptation de responsabilité, exprimant ses craintes quant à la possibilité que ce comportement se répète à l'avenir.
Selon les faits du procès, Elami a refusé une offre du ministère public visant à régler l'affaire par la signature d'un engagement de non-agression pendant un an, préférant aller au procès, et s'est défendu lui-même sans recourir à un avocat.
L'ex-épouse a témoigné devant le tribunal que leur relation conjugale avait pris fin par une séparation en 2022, et que les différends entre eux avaient continué par la suite, notamment en ce qui concerne la pension alimentaire et les arrangements post-séparation.
Elle a ajouté que les messages qu'elle avait reçus contenaient des menaces très virulentes et des allusions à des dommages à son encontre et à son entourage, mais elle a précisé qu'elle ne s'attendait pas à ce que les choses évoluent à ce point à ce moment-là, bien qu'elle ait ressenti plus tard de la peur et de l'instabilité.
Au cours du procès, Elami a refusé de fournir des explications ou des plaidoiries, se contentant de dire au juge : « Je n'ai rien à dire. »
Le juge a indiqué dans les motifs du jugement que l'accusé avait eu une opportunité légale de clore l'affaire par un règlement approprié, mais qu'il l'avait refusée, et qu'il n'avait présenté aucune défense ni explication de son comportement.
Le ministère public avait demandé qu'il soit soumis à un programme de réhabilitation spécialisé, ainsi qu'à une surveillance judiciaire pendant 18 mois, mais le tribunal a décidé d'imposer une peine moindre et a rejeté certaines demandes présentées.
Le juge a expliqué que les menaces écrites doivent être prises au sérieux, mais il a estimé que les preuves présentées ne démontraient pas l'existence d'une menace directe d'exécution d'une agression réelle à ce moment-là, soulignant à la fin de sa décision l'importance pour toutes les parties d'essayer d'aller de l'avant malgré la complexité de l'affaire.
Dans sa dernière déclaration, la police d'Ottawa a confirmé qu'elle continue de soutenir la mère des enfants dans cette épreuve humaine difficile, précisant qu'elle ne publiera pas les noms des enfants par respect pour la vie privée de la famille.
Elle a ajouté que les enquêtes criminelles et les examens médico-légaux sont toujours en cours, et que davantage d'informations seront annoncées lorsque cela sera possible sans affecter le déroulement de l'enquête.
La police a également appelé les membres de la communauté à apporter leur soutien à ceux qui en ont besoin, et à contacter la famille, les amis ou les services de soutien psychologique en cas de crise, affirmant que le Canada offre de nombreux programmes et services destinés à aider les personnes affectées par la violence familiale et les pressions psychologiques.
Cette affaire reste l'une des plus douloureuses qu'Ottawa ait connues récemment, non seulement en raison de l'ampleur de la perte humaine, mais aussi des questions qu'elle soulève sur la manière de gérer les cas de menaces et de violence familiale, ainsi que sur les mécanismes d'évaluation des risques et d'intervention préventive avant que les tragédies ne surviennent.