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L'inflation mondiale met la pression sur le G7 alors que les rendements des obligations continuent d'augmenter
La crise énergétique liée à la guerre en Iran ravive les craintes sur les prix et place les banques centrales devant des choix plus difficiles
Publié: mai 19, 2026
Paris —
Les pays du G7 font face à une réalité économique plus complexe, avec une conviction croissante chez les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales que le choc des prix mondiaux pourrait durer plus longtemps que prévu.
Les réunions du groupe se tiennent à Paris dans un contexte de hausse continue des rendements des obligations d'État à long terme, reflétant les attentes des marchés selon lesquelles l'inflation restera élevée et que les banques centrales pourraient être contraintes de maintenir les taux d'intérêt élevés voire de les augmenter à nouveau.
La guerre en Iran a provoqué un nouveau choc sur les marchés de l'énergie, entraînant une hausse des prix du pétrole et des carburants, et augmentant les pressions sur les entreprises, les consommateurs et les gouvernements, alors que les grandes économies espéraient un retour plus rapide à la stabilité des prix.
Des responsables économiques avertissent que la persistance de la hausse des prix de l'énergie pourrait entraîner des effets secondaires plus larges, tels que la hausse des salaires et des coûts de transport et de production, ce qui pourrait pousser les banques centrales à resserrer la politique monétaire même si la croissance ralentit.
Ces inquiétudes surviennent alors que les rendements des obligations du Trésor américain à 30 ans approchent de leurs plus hauts niveaux depuis 2007, ce qui augmente le coût d'emprunt pour les gouvernements, les entreprises et les ménages.
Ces évolutions exercent également des pressions supplémentaires sur les budgets publics, en particulier dans les pays déjà confrontés à un déficit élevé, car la hausse des rendements signifie une augmentation du coût du service de la dette.
Au Japon, une croissance économique plus forte que prévu a renforcé les attentes d'une possible nouvelle hausse des taux, tandis que l'Europe fait face à des pressions similaires avec l'augmentation des paris des investisseurs sur un nouveau resserrement monétaire.
Au Canada, les marchés surveillent l'évolution de l'inflation après la hausse des prix de l'essence, alors que la Banque du Canada tente de distinguer entre un choc temporaire de l'énergie et une inflation plus large qui pourrait nécessiter un changement du taux d'intérêt.
Les responsables du G7 reconnaissent que l'économie mondiale a montré une certaine résilience, mais ils avertissent que les risques négatifs restent importants, notamment avec la poursuite de la crise au Moyen-Orient, la faiblesse de la demande chinoise, l'élargissement du déficit américain et la hausse des coûts de financement à l'échelle mondiale.
Les réunions de Paris sont ainsi passées de discussions traditionnelles sur la croissance et les déséquilibres économiques à un test difficile sur la manière dont les grandes économies gèrent une nouvelle vague inflationniste qui pourrait menacer la reprise et accroître les pressions politiques et sociales.