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Les conservateurs demandent une enquête éthique sur le plan de Carney pour acheter des appartements invendus en Colombie-Britannique
L'opposition accuse le gouvernement de sauver les promoteurs au détriment des contribuables tandis que les locataires continuent de faire face à une crise de l'accessibilité au logement.
Publié: juin 29, 2026
Ottawa —
Les conservateurs ont intensifié leur attaque contre le gouvernement du Premier ministre Mark Carney, après que le président du comité d'éthique a confirmé la tenue d'une réunion pour discuter d'une demande d'enquête sur un conflit d'intérêts potentiel lié à un plan gouvernemental d'achat d'unités résidentielles invendues en Colombie-Britannique.
Les conservateurs estiment que le plan représente un sauvetage indirect des promoteurs immobiliers et des financiers, en utilisant l'argent des contribuables pour acheter des appartements que le marché n'a pas pu absorber, au lieu de laisser les prix baisser pour permettre aux acheteurs d'entrer sur le marché.
Le chef des conservateurs, Pierre Poilievre, a appelé à l'ouverture d'une enquête éthique sur la proposition, estimant que le gouvernement accorde un nouveau privilège à un groupe proche des libéraux, tandis que les Canadiens, en particulier les jeunes et les locataires, supportent le coût de politiques qui n'ont pas réussi à faire baisser les prix du logement.
Ce débat intervient alors que la crise du logement continue de peser sur les familles canadiennes, malgré la baisse des loyers moyens proposés depuis leur pic dans certains marchés.
Un récent sondage a montré que la capacité à payer le loyer reste le plus grand défi pour les locataires au Canada, 70 % des participants déclarant que la hausse des prix est le principal obstacle dans leur recherche de logement, contre des pourcentages beaucoup plus faibles évoquant une offre insuffisante ou l'inadéquation des unités disponibles.
Les chiffres révèlent un large écart entre les budgets des locataires et la réalité du marché, 42 % d'entre eux cherchant des unités dont le coût est inférieur à 1 500 dollars par mois, alors que le loyer moyen demandé au niveau national est de 2 029 dollars, montant qui dépasse 2 700 dollars à Vancouver et 2 500 dollars à Toronto.
Le sondage indique également que 40 % des locataires recherchent un nouveau logement afin de trouver une option qu'ils peuvent se permettre financièrement, reflétant un déplacement contraint et non volontaire dans un marché où le coût est le facteur décisif.
Les conservateurs affirment que le plan d'achat des appartements invendus ne traite pas les racines de la crise, mais pourrait maintenir les prix élevés en protégeant les promoteurs des pertes du marché, alors que les Canadiens ont besoin de politiques qui augmentent l'offre réelle et réduisent les coûts de construction et d'achat.
L'opposition accuse le gouvernement d'avoir échoué à tenir ses engagements concernant la construction de centaines de milliers de logements chaque année, soulignant que le rythme de construction reste loin des objectifs annoncés, et que les prévisions du marché du logement indiquent un ralentissement supplémentaire du nombre d'unités neuves.
En revanche, les conservateurs proposent une approche basée sur la réduction de la bureaucratie, l'accélération de la délivrance des permis, et la suppression de ce qu'ils qualifient d'obstacles locaux et fiscaux qui retardent la construction et en augmentent le coût.
Le débat autour du plan confirme que le dossier du logement est désormais au cœur de la confrontation politique au Canada, entre un gouvernement qui affirme chercher des solutions innovantes pour transformer les unités vacantes en logements abordables, et une opposition qui estime que la voie vers la propriété ne passe pas par le sauvetage des promoteurs, mais par la baisse des prix et l'augmentation de la construction réelle.