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Étude : Les nouveaux immigrants au Canada ont acheté des maisons plus chères avec des revenus plus faibles avant la crise des taux d'intérêt

De nouvelles données révèlent que de nombreux nouveaux arrivants ont eu recours à des hypothèques plus importantes et ont réduit leurs économies de retraite pour entrer sur le marché du logem

Étude : Les nouveaux immigrants au Canada ont acheté des maisons plus chères avec des revenus plus faibles avant la crise des taux d'intérêt

Publié: juin 29, 2026

Ottawa —
Une nouvelle étude a révélé que les nouveaux immigrants qui sont entrés sur le marché du logement canadien avant la forte hausse des taux d'intérêt ont réussi à réaliser leur rêve de devenir propriétaires, mais à un coût financier plus élevé comparé aux natifs canadiens, puisqu'ils ont acheté des maisons plus chères malgré des revenus plus faibles, ce qui les a rendus plus dépendants des prêts hypothécaires et moins capables d'épargner.

L'étude a montré que les nouveaux acheteurs immigrants ont enregistré dans toutes les provinces couvertes par les données des prix d'achat plus élevés que leurs homologues canadiens, bien que leur revenu familial moyen soit inférieur, ce qui indique qu'une plus grande part de leurs ressources financières a été consacrée à l'achat du logement.

En Colombie-Britannique, le revenu moyen des ménages d'immigrants récents était d'environ 125 000 dollars par an, tandis que le prix moyen de la maison qu'ils ont achetée était de 660 000 dollars, alors que le revenu moyen des acheteurs nés au Canada était de 135 000 dollars, mais ils ont acheté des maisons moins chères dont le prix moyen était de 580 000 dollars.

Le même schéma a été observé dans d'autres provinces, notamment en Nouvelle-Écosse et au Manitoba, où les nouveaux immigrants ont acheté des maisons à des prix plus élevés malgré des revenus plus faibles par rapport aux acheteurs canadiens.

L'étude a également montré que les nouveaux immigrants étaient moins enclins à contribuer aux régimes d'épargne-retraite durant l'année d'achat de la maison, ce qui reflète une orientation d'une plus grande part de leurs ressources financières vers la sécurisation de l'acompte initial et des versements hypothécaires, plutôt que vers la constitution d'économies à long terme.

Les auteurs de l'étude estiment que cette approche fait de la propriété immobilière le centre de la sécurité financière des nouveaux immigrants, mais augmente en contrepartie la dépendance de leur stabilité économique à la performance du marché immobilier, car la hausse des valeurs hypothécaires et la baisse des économies réduisent la marge de sécurité financière en cas de baisse des prix des logements ou d'augmentation des coûts d'emprunt.

Les données ont également montré que les ménages immigrants dirigés par des personnes de moins de trente-cinq ans supportaient des versements mensuels beaucoup plus élevés que les ménages canadiens similaires, et que le solde moyen restant sur leur hypothèque dépassait largement celui des acheteurs nés au Canada.

Malgré ces pressions, l'étude indique que les taux de propriété parmi les nouveaux immigrants augmentaient dans les années précédant le cycle de hausse des taux d'intérêt, profitant de la baisse des coûts d'emprunt et de l'amélioration des niveaux de revenu durant cette période.

Le rapport confirme que ces résultats reflètent la réalité du marché du logement avant et après le début de la forte hausse des taux d'intérêt, ce qui signifie que les nouveaux acheteurs qui sont entrés sur le marché à cette époque pourraient aujourd'hui faire face à des pressions accrues lors du renouvellement de leurs hypothèques, dans un contexte de hausse des coûts de financement et de diminution de la capacité à assumer les charges du logement.

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