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Carney : Le G7 ne dirige plus le monde et ne prétend pas le faire
Le Premier ministre canadien appelle à un nouveau réalisme dans la gestion du système international avant le sommet du G7
Publié: juin 13, 2026
Ottawa —
Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré que le Groupe des sept ne “dirige plus le monde ni ne fait semblant de le faire”, dans une déclaration reflétant une vision plus réaliste du rôle des grandes puissances industrielles dans un système international en pleine mutation rapide.
Les propos de Carney sont intervenus avant le sommet du Groupe des sept, à un moment où les défis pour les pays occidentaux s’intensifient, des tensions commerciales et sécuritaires à la montée de nouvelles puissances économiques et politiques en dehors du cadre traditionnel de l’Occident.
Carney a souligné que l’importance du Groupe des sept ne réside pas dans sa capacité à imposer ses décisions au monde, mais dans sa capacité à coordonner les pays partageant des valeurs et des intérêts proches, et à construire des alliances pratiques pour faire face aux crises mondiales.
Ses déclarations reconnaissent que les équilibres de pouvoir internationaux ont changé, et que les pays du Groupe des sept ne sont plus seuls capables de définir les règles de l’économie, de la politique et de la sécurité comme cela était le cas lors des phases précédentes.
Les positions de Carney reflètent également une orientation canadienne vers le renforcement du rôle des “puissances moyennes” et la construction de partenariats plus larges, notamment avec l’Europe, plutôt que de se contenter de s’appuyer sur la relation traditionnelle avec les États-Unis.
Le prochain sommet du G7 devrait constituer un test pour cette orientation, avec des dossiers lourds à l’ordre du jour comprenant le commerce, l’énergie, la défense, l’Ukraine, le Moyen-Orient et l’avenir du système économique mondial.
Par cette déclaration, Carney tente de proposer une nouvelle approche du rôle du Canada au sein des alliances occidentales : elle ne repose pas sur l’hypothèse que l’Occident peut diriger le monde seul, mais sur la construction d’une influence collective plus modeste et réaliste dans un monde multipolaire.