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Décès d'un nourrisson à Ottawa soulève des questions difficiles sur les interventions de la protection de l'enfance
La fillette Liah Mashkoor était suivie par une association de protection de l'enfance quelques jours avant son décès.. et son père est accusé de meurtre au deuxième degré.
Publié: juillet 7, 2026
Des documents judiciaires révèlent des détails tragiques dans l'affaire du décès du nourrisson Liyah Mashkoor, âgée de quatre mois, quelques jours après des visites effectuées par l'Association de protection de l'enfance à Ottawa au domicile de la famille, dans un dossier qui soulève des questions douloureuses sur les signaux d'alerte précédant le décès et la manière de les gérer.
Selon le dossier, une travailleuse de l'Association de protection de l'enfance a rendu visite à l'enfant le 26 avril 2023, et a remarqué une ecchymose sur sa joue. Le père de l'enfant, Ahmed Mashkoor, a déclaré que l'ecchymose s'était produite lorsque le nourrisson s'était déplacé dans son lit, en appuyant son visage contre les barreaux.
Quelques jours plus tard, lors d'une autre visite le 1er mai, aucune blessure apparente n'a été constatée sur l'enfant, mais le père a informé la travailleuse que le nourrisson était tombé du canapé plus tôt cette semaine-là.
Le 6 mai 2023, Liyah a été transportée à l'hôpital général d'Ottawa après que son père l'ait amenée dans un état critique. Il a été ensuite constaté qu'elle ne respirait plus, avant que son décès ne soit déclaré. Les enquêtes médicales ont montré que la mort était liée à des blessures à la tête, avec des indications que certaines blessures n'étaient pas récentes uniquement.
Les données judiciaires indiquent que la nature des blessures a suscité des doutes chez les enquêteurs et les médecins, notamment parce que leur type ne correspondait pas à une explication simple d'un accident, ce qui a poussé la police à porter plus tard une accusation de meurtre au deuxième degré contre le père de l'enfant.
Liyah avait été placée sous la garde de l'Association de protection de l'enfance après sa naissance, avant de passer ensuite à un arrangement de garde incluant son père et sa grand-mère, avec un suivi continu des autorités compétentes concernant sa situation à domicile.
L'affaire révèle également un contexte familial complexe et des interventions antérieures des autorités concernées, ce qui accroît la sensibilité du dossier, surtout que l'enfant était dans un âge très vulnérable et incapable d'exprimer toute souffrance qu'elle aurait pu subir.
Le tribunal a refusé la libération sous caution de l'accusé, en attendant la poursuite des procédures judiciaires, en soulignant que l'accusation est toujours en cours d'examen devant la justice et qu'aucun jugement définitif n'a été rendu dans l'affaire.
Cette tragédie met en lumière les grands défis auxquels sont confrontés les systèmes de protection de l'enfance, surtout lorsqu'il existe des signaux précoces difficiles à évaluer de manière définitive, mais qui peuvent ensuite devenir des indices cruciaux pour comprendre ce qui s'est passé.